Un site patrimonial au cœur de notre mission
En juillet 2021, la Fondation Archives et patrimoine religieux du Grand Montréal (FAR) a conclu une entente pour acquérir un lieu emblématique : la « Maison de prière Notre-Dame ». Ce bâtiment appartenait à la Congrégation de Notre-Dame (CND) depuis 1995 et a été exploité pendant plus de 25 ans. À l’automne 2020, la congrégation a annoncé la fin des activités.
Lors de son acquisition initiale, les Sœurs avaient réalisé un réaménagement complet et une mise aux normes exemplaire. Grâce à ces travaux, la maison est aujourd’hui conservée dans un état remarquable. Nous avons choisi de poursuivre cette mission en transformant ce site en un centre d’archives religieuses d’envergure nationale.
Une maison victorienne au style néogothique
La maison originale, appelée « Maison Morin », a été construite en 1874 par Louis-Édouard Morin, un acteur influent de son époque. Homme d’affaires, commissaire scolaire, conseiller municipal et maire de l’ancienne Ville Jacques-Cartier (aujourd’hui Longueuil), il fut aussi président de la Société Saint-Jean-Baptiste.
Cette demeure victorienne, au style néogothique inspiré du Tudor, compte 18 pièces et se dresse sur un vaste terrain où se trouvent aujourd’hui deux bâtiments accessoires. En 1930, la maison a été agrandie par les Presentation Brothers, une congrégation catholique irlandaise qui l’utilisait comme noviciat.
Ces transformations successives témoignent de la richesse historique et spirituelle du lieu, qui a traversé plus de 150 ans d’histoire.
Un espace exceptionnel pour la conservation du patrimoine
La Maison Morin s’étend sur trois étages et totalise 13 473 pieds carrés. Son terrain couvre plus de 100 000 pieds carrés. Située au 180 rue de Normandie, dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil, elle offre un cadre idéal pour notre projet ambitieux : la création du plus important centre d’archives religieuses au Canada.
Nous y regrouperons près de cinq kilomètres linéaires d’archives, ainsi que des objets et des livres anciens. Ce projet permettra de préserver la mémoire des congrégations et de la rendre accessible aux chercheur·euse·s, étudiant·e·s et passionné·e·s d’histoire.